Mes notes pour le 15 mai 2004
Les textes sur cette page -- Menu of this page :
-Le programme de réingénierie du Parti libéral du Québec: des espoirs rachitiques (la santé et l'éducation devenues vaches sacrées de l'État)
-"Paul Martin and His Old-Timers"
-Pot-pourri municipal: taxes foncières (et évaluation...), déséquilibre fiscal (mais oui!), fusions vs défusions (ou démembrement...), refusions et, surtout: confusion!
-On Torture: Will the Terrorists Apologize?
Le programme de réingénierie du Parti libéral du Québec: des espoirs rachitiques (la santé et l'éducation devenues vaches sacrées de l'État)
Le 5 mai, la présidente du Conseil du Trésor Mme Jérôme-Forget, déposait le «plan de modernisation 2004-2007» du gouvernement. En sous-titre, il y a «briller parmi les meilleurs». Quand j'étais au gouvernement, j'en ai souvent vu des plans pour accroître la productivité. Il était inévitable que la productivité y soit... décrétée, puisqu'il n'existe aucun incitatif, aucune main invisible, dans la façon de faire gouvernementale, pour que la productivité devienne une sorte de culture innée d'entreprise. Les cadres se plaisaient, pour bien paraître, à répéter des mots d'ordre, que la plupart ne comprenaient pas et qu'ils contredisaient dans leur pratique courante.
C'est sans doute là que se trouve le principal défaut de cet autre programme de régingénierie. Dans quelque temps, il faudra tout recommencer.
L'ex-président péquiste du Conseil du Trésor, Joseph Facal, avait démissionné, dit-il, pour des raisons personnelles. En sous-entendu, pour être libre de dire ce qu'il pense. Le 10 mai, il commentait le rapport Forget à la radio; pour résumer, il n'y a rien là, selon Facal. Il y a deux différences avec les politiques péquistes:
1. l'emphase sur les partenariats public-privé (PPP), mais il ne s'agit là que d'une intention des libéraux; rien de concret.
Et 2. Le Parti libéral dit vouloir éliminer 16 000 postes de fonctionnaires par attrition en dix ans; mais dans quatre ans, le PLQ ne sera peut-être plus au pouvoir; Facal dit que Harris, en Ontario, avait fait mieux: 15 000 postes éliminés en deux ans; et ce 16 000 n'est qu'une fraction de la hausse prévue ailleurs, en santé et en éducation, deux secteurs devenus des vaches sacrées.
Joseph Facal a repris ce qu'il a dit à la radio dans un article publié dans l'hebdo Les Affaires du 15 mai: «La réingénierie: la chèvre, le chou et quelques questions.»
Le gouvernement vient en fait d'accoucher d'une souris. Par exemple, pour ce qui est de la réévaluation des programmes, la première question servant à déterminer la pertinence d'une dépense gouvernementale est, dit le document du Conseil du Tésor, de savoir si ce programme répond toujours «à une mission de l'État». Voilà un critère on ne peut plus subjectif et élastique car l'État invente ses missions à volonté. Le gouvernement est à la recherche de nouvelles sources de fonds; donc, quand il parle de «moderniser l'État» il ne faudrait pas escompter «moins d'État à moindre coût».
Un exemple d'une bébelle inutile du ministre Couillard
Je vais vous donner un exemple d'une bébelle de 40 millions de $ dont la seule utilité est de répéter ce que nous savons déjà: l'Institut national de la santé publique.Ce soi-disant institut n'est qu'une apparence de think-tank qui regroupe en fait des interventionnistes fascisants prêts à tout au nom de la santé. Ces gens-là n'en finiront plus de se trouver un cheval de bataille pour nous siphonner de l'argent afin d'imposer leur point de vue. Après l'alcool, le tabac, le suicide, voici l'obésité. Watchez-vous, si vous avez trop de gras! L'INSP va probablement accoucher d'un système selon lequel ceux qui ont trop de graisse seront taxés pour les kilos en trop, même si votre obésité est héréditaire!
Ce sont d'organismes de ce genre dont il faudrait nous dégraisser. Le réseau étatisé de la santé et des affaires sociales distribue beaucoup de bonbons coûteux à des groupes d'activistes dont le seul objectif est de décider de nos choix individuels. Le ministre Couillard a cité le chiffre faramineux de 260 M de $ de subventions uniquement pour les petits groupuscules de pression qui feraient œuvre de voir à notre... santé.
Il est bien évident que ce n'est pas par attrition que l'on doit procéder car chaque fonctionnaire qui reste fait des petits, quand il ne piétine pas sur place dans l'attente de sa pension. La raison c'est que leur reproduction n'est pas votée par le marché mais par les caprices des politiciens et de tous les profiteurs. L'attrition ne peut pas fonctionner car elle est trop sujette aux aléas de la politique et de chaque ministre.
Mais la réduction de toutes les dépenses à un niveau acceptable correspondant à ce que nous sommes prêts à payer, voilà un objectif. Au Québec, les dépenses de programmes pourraient facilement être réduites à 10% du Produit intérieur brut provincial.
Haut de page >>
"Paul Martin and His Old-Timers"
À force d'entendre parler de l'annonce prochaine des élections fédérales, je me suis dit qu'il faudrait mettre les choses au clair: Paul Martin est déjà en campagne électorale depuis décembre dernier, lorsqu'il a réussi à mettre à la retraite l'ex-premier ministre Jean Chrétien.
Comme il y a musique à tout, je suis tombé par hasard sur un de mes vieux disques en vinyle. Il s'agit de The Roaring 20's, par nul autre que Paul Martin and His Old-Timers.
C'est un beau disque translucide, couleur orangée. Pour l'instant, pas de lien avec notre premier ministre par intérim, car j'ai cherché sur le web et le disque dont il s'agit est sorti en 1957 et je l'ai acheté dans les années 60. Il y a aussi un Paul Martin, sous le vocable Paul Martin and His Orchestra, qui aurait joué en 1943 et j'ai vu un lien qui le montre en 1948, pour la compagnie NBC (est-ce la même personne?). Les chants sont accompagnés au banjo et on imagine tout de suite quel divertissement ce serait pour les matelots de la Canada Steamship Lines!
Parmi les "old-timers", il n'y aucun nom. Je pensais y trouver un Maurice Strong, ou un Allan Rock, mais peine perdue. Ou pour le moins un Paul Desmarais, car c'est grâce à lui si Ti-Paul a pu emprunter des banques pour acheter la CSL. Mais non.
Mais la première chanson sur ce disque sied bien à la campagne électorale de Paul Martin, premier ministre héritier de Jean Chrétien et de ses nombreuses commandites. Le titre: "When the Red, Red, Robin comes Bob, Bob, Bobbin' Along". C'est un air amusant, dont chacun des refrains ressemble à une promesse électorale, ou à des cadeaux déjà distribués (c'est en effet significatif que le Parti libéral, soudainement, trouve solution à tous les problèmes avant le déclenchement officiel de la campagne électorale). Des promesses de renouveau... (du déjà vu).
La chanson dit toutefois ce qui semble être un avertissement, une signal d'alarme aux électeurs: "Wake up! Wake up! Get up, get out of it!"
Haut de page >>
Pot-pourri municipal: taxes foncières (et évaluation foncière...), déséquilibre fiscal (eh oui!), fusions vs défusions (ou démembrement...), refusions (dixit Landry) et, surtout, confusion!
Ça devient agaçant de voir la plupart des maires des villes fusionnées, en particulier les maires L'Allier de Québec et Gérald Tremblay de Montréal, faire un orgasme à chaque fois qu'ils parlent de «leur» ville et de les voir brandir des épouvantails contre la défusion. Comme moi, vous aimeriez sans doute connaître le point de vue des défenseurs de la liberté municipale? Voici quelque liens:
--http://www.democracite.org/home.htm. C'est le site de DémocraCité, où vous trouverez entre autres un article de l'économiste Pierre Fortin, publié dans la revue L'Actualité: «Les défusionnistes n'ont pas tort».
--Voir aussi (mais vous trouverez d'autres liens) le site du Comité des citoyens de la banlieue de Québec (la «maudite banlieue», selon l'expression consacrée du maire L'Allier de la grande ville de Québec) http://defusion-quebec.ca/.
--Je voudrais que vous lisiez l'excellent article de l'économiste Jean-Luc Migué qui, en décembre 2000, disait que «La fusion n'est pas la solution, c'est le problème», dans Le Québécois Libre.
--Dans Le Devoir, le 13 mai 2004, MM. Jean-Luc Migué, Michel Boucher, et al, signent un article intitulé «Une analyse économique des fusions forcées: ni productives, ni plus concurrentielles, ni équitables»: ils écrivent qu'il n'existe aucune publication scientifique qui dresse un bilan positif des regroupements forcés, que ce soit sur le plan économique, démocratique ou social.
Jean Charest avait dit, en pleine campagne électorale, le 17 mars 2003: «On va bouger rapidement, dès la première année d’un premier mandat. On veut pas faire attendre les gens. Ce sont les citoyens qui vont décider.» Dans «Réinventons le Québec», un document pré-électoral, le PLQ promet que les régions vont être «les maîtres d'œuvre de votre avenir».
De quoi le gouvernement du Parti libéral du Québec a-t-il accouché? De la loi 9, sanctionnée en décembre 2003, qui précisons-le, n'est pas une loi permettant aux résidents d'une municipalité de se gouverner, mais seulement aux résidents des municipalités fusionnées de force en 2000 par le Parti Québécois (avec l'appui de l'Action démocratique, le Parti de Mario Dumont) de se défusionner. Le PLQ a imposé un processus et des conditions contraignantes dans le but évident d'empêcher les défusions. Il faut rappeler que les fusions elles-mêmes avaient été subventionnées par le gouvernement du Québec afin de minimiser leur impact négatif. Ce sont tous les payeurs de taxes du Québec qui ont payé et vont continuer de payer afin de renflouer les coffres des grandes villes. Le gouvernement central de Québec a en effet étendu aux villes les problèmes de gestion de ses propres coûts devenus ingérables. Le PLQ, comme le PQ, veut que tous paient pour les dépenses dites «collectivistes» des grandes villes (le problème en fait naît réellement d'une tarification en bas des coûts), et il en met qui n'ont rien à voir avec les banlieues. Leur devise (j'ai lu ça chez une pisse-copie éditorialiste au quotidien Le Soleil): Les riches doivent payer. Et quand il n'y en aura plus, elle fera payer qui?
Pour ajouter à la confusion (ou cons-fusion), Big Brother a décrété que «défusion» n'est pas français, qu'il faut dire «démembrement»; on imagine tout de suite un partisan des fusions forcées démembré par quatre chevaux qui tirent aux quatres vents... Terrible, terrible! Pourtant, c'était le sort réservé à certains opposants à une certaine époque. Les fonctionnaires et adorateurs de l'action de l'État et du centralisme oseront-ils mettre leur tête sur le billot, s'il s'avère qu'ils ont eu tort?
Et Bernard Landry, le chef du Parti québécois, qui promet des... refusions, s'il y a défusions. Landry se voit déjà comme un petit dictateur (et se pense peut-être pour Napoléon) quand il dit que c'est Québec qui doit décider «et non pas les citoyens qui sont maîtres de leurs frontières municipales». Il a dit ça au Congrès des tyrans municipaux, tenu à Montréal le 15 avril. Les maires de l'Union des municipalités du Québec parlent aussi de déséquilibre fiscal entre eux et le gouvernement du Québec. La taxe foncière, qui augmente avec la hausse des prix de vente, ne suffit pas à leurs ambitions de dépenses.
Pour montrer au gouvernement que la liberté, on y tient, allez signer en masse au registre des défusions si vous y êtes inscrit.
Taxes foncières
Vous savez probablement que la taxe foncière générale des municipalités n'a aucun lien avec les bénéfices que vous recevez de cette municipalité. Elle est fondée sur l'évaluation foncière, elle-même évaluée par des... évaluateurs municipaux (il y a là un conflit d'intérêts). Vous pouvez être en plein bois, sans services aucuns, même pas de voirie, et devoir payer des taxes municipales. Un condo est souvent plus taxé qu'une maison éloignée du centre-ville. Cette résidence peut être votre seul actif, mais la taxe foncière générale décrète que vous devez contribuer en proportion de la valeur de cet actif aux dépenses décrétées par les maires et ses conseillers. Admettons qu'à la campagne ces dépenses sont souvent décidées par Québec, via ses règlements, ses lois, via les MRC (Municipalités régionales de comté). En effet, les maires des petites municipalités sont devenus de plus en plus de simples figurants et exécuteurs des grandes œuvres du grand vizir à Québec.
Pour un exemple de contestation sur ce sujet à n'en plus finir, voir le site de l'Association des propriétaires fonciers de Cap St-Ignace (c'est situé à l'est de Montmagny et à l'est de la grande ville du maire L'Allier, qui pourrait s'agrandir jusque là si on le laisse faire...) à www.apfq.org. Il y a des retraités, dans ce coin de pays, qui voient leurs taxes à la hausse de 300%. Et avec tout ça, il y a encore des politiciens et fonctionnaires gratte-papier (et même des économistes à l'emploi du gouvernement) qui vont nous dire qu'il n'y a pas de problème avec la taxe foncière, que tout est bien dans le meilleur des mondes...
L'efficacité au niveau local
Si ça laisse à désirer dans les grandes villes (à mon avis c'est invivable), que penser de la vie à la campagne même là où il n'y a pas d'odeurs de purin? En fait, l'éloignement est un grand défoulement. Mais l'État a les bras longs et ses tentacules nous poursuivent même dans les profondeurs de la forêt, pour les taxes et les permis de toutes sortes. Sauf si on est reconnu, par le sang, comme un Autochtone. Celui-ci jouit d'une sorte de protection sacrée. Le toucher devient un sacrilège, contre ses coutumes, ses tratidions, sa spiritualité...
Québec délègue de plus en plus aux municipalités, et surtout aux MRC, mais c'est Québec qui contrôle tout. Du moins nos fonctionnaires locaux nous le disent. Si quelque chose va mal, c'est à cause de Québec, disent-ils. J'ai testé en mars l'efficacité de l'administration municipale d'un village. La seule fonctionnaire en poste exerce en fait un monopole sur l'information, et même sur les élus, et elle est devenue indispensable en quelque sorte. Donc, j'ai passé à l'action pour voir s'il y a une béquille sous cet épouvantail dont le visage déformé l'empêche peut-être de sourire, et qui a l'air d'une zombie, question de l'occuper un peu car elle jasait du temps qu'il fait et de bien d'autres petites choses avec un visiteur de la sécurité publique, quand je l'ai vue. J'ai demandé une copie d'un règlement que la municipalité nous demande toujours de respecter. Ce règlement devrait être facilement accessible, puisqu'ils nous demandent de le respecter. J'ai dit à cette fonctionnaire de me téléphoner, que je passerais de nouveau pour prendre la copie du règlement qu'elle n'arrivait pas à trouver en ma présence. Or, je l'ai reçu par la poste, avec lettre et facture, mais un mois plus tard. Et ce que j'ai reçu ne répond même pas à ma question.
C'est tout dire: le virus gouvernemental infecte même les endroits les plus reculés et se présente souvent sous la forme de zombies. C'est ce que le Parti libéral du Québec (le Parti québécois n'est pas mieux) appelle briller parmi les meilleurs. Mais, diable, comment les meilleurs peuvent-ils avoir l'occasion de briller dans un tel régime, où les pires sont subventionnés ou encouragés et sanctionnés par des lois qui les protègent, et où les meilleurs sont semés d'entraves? Quand va-t-on réaliser que les maudites... façons de faire pourraient être modifiées radicalement si on abrogeait ou modifiait des lois?
Monique Jérôme-Forget a fait un plat de lentilles avec le plan de modernisation, et son gouvernement a laissé de côté toutes les entraves à la liberté, comme les restrictions à la liberté d'association.
Haut de page >>
On Torture: Will the Terrorists Apologize?
I guess I am a normal person because I don't like to see torture or executions. At least, I don't enjoy that.
But let's face it: wars waged by democracies are always filtered by medias. We are not allowed to use means contrary to certain principles, or even to use the means of the enemy. The enemy, therefore, has a decisive advantage upon us. Most wars since the Second World War were not lost on the battlefield, but rather at home: Vietnam, Algeria, are examples. Moreover, everything the US does is deemed to be wrong and is exploited by activists who have their own agenda for power. The terrorists always look at the media impact. They need reporters and activists!
Torture has always been a way of getting information, to save... lives, in Vietnam and Algeria, by both sides, by both France and the US. Torture, in one way or another, is even used by police within the so-called democracies and police let it known they will shoot whenever necessary "to protect the public". Torture may be subtle, without leaving any physical trace. In Iraq, the degree of torture used is in no way close to that of the historic Inquisition, or the dictatorships of Saddam Hussein, Saudi Arabia, the Gestapo, the KGB, Castro, etc.
What makes things worse is that the enemy uses civilians as a shield. They dress like civilians. They stay with civilians. Then they shoot. How can you respond without killing civilians? And their ideology renders them with no fear of death, because Allah is waiting for them in his Paradise full of virgins and young men. Life in the Islamic Paradise is one of... eternal erection, says the legend.
The word terrorism must be used with caution. Torture, historically, has been mostly used against civilians. In France, during German Occupation, the opponents were terrorists. The American revolutionaries were called terrorists by the British occupants.
On May 11, there was the beheading of an American civilian in Iraq, shown live on a tape, in retaliation to US apparent abuse in Iraqi jails. I do not agree with a US commentator that "these people [Al-Qaeda terrorists] behaved like animals but in the name of God", for the simple reason that animals would not behave like that. Animals usually kill because they have to eat and do not kill because they believe in God.
In the end, we should think twice before going into another country as liberators. Foreign aid must be tied to results. We must realize that peoples often deserve their leaders. We must not feel like liberators when the victims don't even share any of our principles. Let the Shiites enjoy their own Middle Age dictatorship at no cost to us. Sudan is next on the list. Some already say: one million people may die. It is again an islamic regime and a dictatorship. The Human Rights Commission of the United Nations did not even dare condemn that regime. The same people who condemn the action in Iraq want the US to do something for Sudan.Look also at the results in the former Yugoslavia: not much convincing. Or Afghanistan, where Talibans were replaced by a copy.
I must confess I feel like being tortured whenever I have to fill a government form or an income tax return. There is some truth in this because if I lie or do not answer the questions, I may be jailed. And there is no Geneva Convention against this..., to protect me against my or any government.
Haut de page--Top of page >>
Retour à la page d'accueil - Back to HOME PAGE)
Retour au sommaire «Ce que j'en pense» (Back to Complete List of Articles on this Site)