Notes du 2 juin 2005 Les textes sur cette page -- Summary of this page : Un Québec libre, pour qui ? (1) Des exemples extrêmes de constructivisme social sont le nazisme (au nom de la race), le communisme (au nom de la classe sociale) et l'islamisme (au nom de la religion). Entre ces extrêmes il y a une infinité de variantes d'interventionnisme au nom du «bien commun», de la santé publique, de la solidarité, de la foi, etc. En soi, il est certes louable de vouloir améliorer les choses sauf que les idéologues d'un certain collectif le font de façon coercitive, au mépris de la liberté individuelle. Il n'y rien de plus dangereux que quelqu'un qui croit avoir toujours raison et qui s'inspire d'une idéologie fondée sur des dogmes et prétendant répondre à tout. Le meilleur constructivisme est celui qui suit la règle suivante: Ne pas faire à autrui ce que nous n'aimerions pas qu'il nous fasse à nous-mêmes. Ainsi, je ne demanderai jamais des avantages au gouvernement car je sais qu'il devra voler d'autres personnes, via les impôts, pour me payer ces avantages... Retour >> 1er juin 2005 Haut de page--Top of Page The Great Lieberal Orgy in Ottawa Many were hoping for elections in June but it seems, for one, that the electorate is not ready; so say lieberals and others. They are not ready to spend $30 million for an election but they don't mind letting the lieberals distribute billions before the budget was even voted in Parliament. Then, Paul Martin has also succeeded in his... sponsorship of the necessary votes in the House of Commons to get a tie vote, 152-152, on June 19, on the NDP add-on to the liberal budget. The House leader, a lieberal, settled in favour of the government. On February 3 (a few weeks before the February 23 budget), Minister of Finance Ralph Goodale declared «that there will not be much surplus cash to play with for the coming two years because excess revenues will be eaten up by the $7-billion-a-year increase in health care and equalization payments to the provinces» (National Post, February 4). The Februry 23 budget showed (although figures are easy to manipulate...) a zero surplus for fiscal years 2005 to 2010, after reserves of 31,5 billions over the period, to be applied mostly to the reduction of the $500-billion debt. This year, the federal liberal government is taking $200 billion out of our pockets; see my article (in French) «Les vautours se sont jetés sur le surplus fédéral». On April 21, Paul Martin promised he would call an election 30 days after the final Gomery commission report scheduled in December. We may however expect Paul Martin to find some reasons to postpone the election date further in late Spring... This inquiry has revealed that the Lieberal Party received cash contributions from proceeds of inflated contracts granted to friends of the lieberals out of public funds (remember the Union Nationale under Maurice Duplessis?). But this is only the tip of the iceberg. Most contracts are granted to friends of the regime and most government spending goes to buy votes. Paul Martin did illustrate this in an obvious way: in three weeks from his April 21 so-called apology, the Premier signed agreements to incur $22-billion in additional expenditures. That's not counting the $5-billion commitment to buy support from the NDP, the agreements with Ontario ($5,8-billion) and Newfoundland and some loopholes. Now, the question is: where is it all going to lead us? Should we leave Paul Martin to take care of the financial mess he is creating? On May 19, did the House really vote on the real budget? The opposition lost the confidence vote on the budget, thanks mostly to Ms. Belinda Stronach who left the conservatives. All in all, it is quite normal that lieberals join other lieberals. However, contrary to her motives, there is more to progress than the defence of homosexuality, abortion, special interest groups, and the redistribution to our friends of monies taken forcibly from taxpayers. When we join a political party, we have to agree on certain common principles; otherwise it is simply opportunism. Ms. Stronach said she is afraid of the Bloc québécois and the rise of separatism in Quebec. Let me recall to the lieberals that they themselves created the environment giving rise to separatism, from Jean Lesage, to Robert Bourassa, to Trudeau, Claude Ryan, and finally Jean Chrétien. Separatism has grown elsewhere also. Lieberals have spread a general distrust in federal institutions, starting with the Supreme Court! Ms. Stronach has joined a party that is a lie even in its name, the lie-beral party being a threat to liberty since it favours state controls and government intervention and spending over individual freedom. While being a net cost to society, governments rip off close to half of GDP growth every year. This is outrageous. Politicians are worse than the CEO or Chairman of the Board who takes a big raise in benefits while business is down, because at least consumers are free to buy their company's products or services, while we are not free not to pay taxes.May 23, 2005 Haut de page--Top of Page La Grande Bibliothèque: nationale... ou montréalaise ? Le 29 avril, quelque 800 personnes, la plupart des politiciens, bureaucrates et intellos patentés, dont la vie dépend des payeurs de taxes, se sont rassemblés au nouvel édifice de la bibliothèque dite nationale pour pavoiser leur admiration de cette bâtisse de 98 millions de $, plus environ 80 millions pour le contenu et 40 millions annuellement pour les futures acquisitions. L'objectif serait d'inciter les gens à la lecture, tous les gens, car Lucien Bouchard a bien dit à l'occasion que «tout le monde aura accès». Mais admettons qu'il fallait d'abord imiter la France et la biblio de Mitterand, tous très prisés dans ces milieux. Retombons sur terre. Pour l'instant, il y a plus d'investi dans les matériaux de construction que dans les livres et un livre, un journal, tout imprimé, ou un disque ou tout autre media contenant de l'information n'est qu'un objet matériel d'entreposage de l'information, que la Grande Bibliothèque concentre dans son édifice. C'est le moyen de transmission qui assure l'accessibilité et quand ce moyen est un édifice, il ne faudrait pas se faire d'illusions sur... l'accessibilité, malgré l'apparente gratuité. L'édifice en tant que moyen impose plusieurs contraintes. Avec les moyens que l'on connaît depuis l'invention de la radio, et maintenant avec internet, la bibliothèque dite publique est plutôt limitée et dépassée. Voyons quelques contraintes qui permettent de comprendre que la bibliothèque ne peut pas être publique et qu'il s'agit plutôt d'un gros cadeau à ses bénéficiaires (en premier lieu ses employés!): 1. La distance: cette seule contrainte fera que les principaux clients de la Grande Bibliothèque seront les Montréalais. Pensez-vous qu'un résident de Gaspé (ou de Ste-Adèle) se rendra à Montréal pour emprunter un livre ? On ne peut en effet emprunter qu'en se rendant sur place (de plus, plusieurs collections ne peuvent être consultées que sur place). Mais pourrait-on emprunter de sa bibliothèque locale, qui souvent n'est qu'une petite salle qui n'ouvre ses portes que quelques heures par semaine? Supposons que ça viendra, mais il y a une autre contrainte: 2. Le temps: j'ai fait l'expérience à trois reprises d'un réseau régional et le temps d'attente est de deux mois. Mieux vaut aller chez son libraire ou encore commander par internet. 3. Parlons d'internet: la Grande Bibliothèque n'a que 1 500 livres sur 1,2 millions qui sont numérisés. J'ai fait l'expérience et c'est pitoyable. En plus, allez donc télécharger un livre de 20 méga-octets avec une connection de 28 kbits/sec ! C'est le genre de connection que l'on trouve généralement hors des centres urbains. Je me suis quand même inscrit à la Grande Bibliothèque, surtout pour l'expérience (le nombre d'abonnés par internet ne veut pas dire grand chose), car pour moi et bien des gens dans ma situation, hors de Montréal, cette biblio restera bien petite. Après les hôpitaux universitaires, c'est un autre cadeau aux gens de Montréal qui n'arrivent même pas à payer leurs réparations d'aqueduc et d'égoûts! 23 mai 2005 Haut de page--Top of Page Lettre ouverte à Hydro-Québec : Mêlez-vous de vos affaires! Il y a beaucoup d'officines, liées directement ou indirectement à Big Brother, qui veulent en savoir beaucoup sur notre vie privée. Comme l'Hydro-Québec dans ce qui suit, ils prétextent évidemment vouloir nous aider et nous offrent même un petit cadeau comme appât afin que nous collaborions volontairement à notre esclavage. Puisque c'est toujours nous qui payons, j'ai envoyé cette réponse à l'Hydro-Québec pour leur faire savoir que nous sommes capables de voir nous-mêmes à nos affaires et qu'ils nous en laissent les moyens. Monsieur Richard Aubry Directeur, Efficacité énergétique Hydro-Québec Objet: Diagnostic résidentiel «Mieux consommer» Monsieur, J'ai bien reçu votre long questionnaire de 127 questions (ayant jusqu'à 20 possibilités de réponse) sur nos habitudes de consommation non seulement de l'électricité, mais de toutes les sources d'énergie disponibles au Québec. J'ai décidé de ne pas y répondre. Voici pourquoi: - Grâce à mon portefeuille, je suis déjà «sensible à l'utilisation efficace de l'énergie». En fait, je suis tellement sensibilisé à toutes sortes de choses que je suis devenu insensible à toute sensibilisation ultérieure. - Votre façon de faire démontre plutôt le peu d'efficacité d'Hydro-Québec. Quand on sait qu'il est plus facile de prendre rendez-vous avec un vétérinaire pour son chien qu'avec un médecin pour soi-même, vous, vous prenez le temps de faire à nos frais une volumineuse banque de données nominatives sur nos choix individuels en matière d'énergie. Il n'y a rien pour nous assurer que ces données serviront uniquement aux fins mentionnées, nous donnant droit à deux fluorescents compacts… Nous avons déjà à répondre à suffisamment de questionnaires venant du gouvernement, dont les objectifs sous-jacents sont de tout savoir sur la population pour mieux la contrôler. Si le ministre Mulcair, qui s'intéresse aux poêles à bois, veut savoir quel type de poêle à bois j'ai (Question 33), il n'a qu'à venir me le demander. Il aura la même réponse. - Pour ce qui est par exemple de savoir: le nombre de bains que nous prenons chaque semaine (Question 70), la durée moyenne des douches, le nombre de séchages de linge à la machine, la fréquence d'utilisation de certains outils de bricolage (Question 104), si nous possédons des lits d'eau, le nombre et la durée d'utilisation des ordinateurs, etc., etc., ceci n'est tout simplement pas de vos affaires. Votre rôle est de produire de l'électricité au moindre coût, ce qui n'est pas assuré car 1) vous êtes un monopole sans concurrence et il n'y aucun indicateur de votre efficacité; 2) vous êtes en plus une société d'État dont le fonctionnement est calqué sur celui de la fonction publique; et 3) vos choix sont faits en fonction d'objectifs politiques (exemple: vous optez pour les moulins à vent deux fois plus coûteux et vous mettez de côté l'option nucléaire qui offre un véritable choix à long terme). Contentez-vous de facturer le prix que ça coûte et vous aurez les meilleures incitations à faire des économies d'énergie sans qu'il soit nécessaire de constituer une banque de données pour dire aux gens qu'ils passent trop de temps à l'ordinateur (Question 99)! En passant j'ai une question pour votre actionnaire: quand vendrez-vous? Je termine en citant ces mots retrouvés à la fin de votre questionnaire, mots qui semblent venir de Big Brother, «Merci de votre collaboration!» Lettre publiée sur le blogue du Québécois Libre le 6 mai 2005. Haut de page--Top of Page Retour à la page d'accueil -- Back to HOME PAGE) |